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Le Chemin des Dames se situe dans le
département de l'Aisne entre Laon et Soissons. Empruntant la route départementale 18, il rejoint vers l'est la route nationale 44 à Corbeny. Long d'une petite trentaine de kilomètres, il passe par la ligne de crête située entre la vallée de l'Ailette et la vallée de l'Aisne. Par extension, le Chemin des Dames désigne le plateau compris entre ces deux vallées. Le Chemin des Dames est un terrain d'affrontement dès 1914. |
| Le 31 août
1914, les troupes françaises sont obligées de quitter leur position sur
le Chemin des Dames face à l'avancée allemande. Mais à l'occasion de la
Première bataille de la Marne,
les armées alliées atteignent de nouveau la vallée de l'Aisne le 13
septembre, bousculant devant elles les forces allemandes. Les Allemands
se regroupent sur le plateau pour contrer l'offensive. Entre le 13 et le 15 septembre, les troupes françaises et anglaises tentent de s'emparer du plateau. Plusieurs milliers de soldats meurent dans cette offensive qui ne sert à rien : le front se fixe à cet endroit pour plusieurs années. Mais la tragique réputation du Chemin des Dames vient de l'offensive imaginée et dirigée par le général Nivelle durant le printemps 1917. Cette offensive est un cruel échec pour les armées françaises : alors que Nivelle pensait que l'avancée serait foudroyante, Laon (située à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau) devant être atteinte en fin de journée, le front allemand est à peine entamé. Pendant de nombreux mois, les armées allemandes et françaises se disputent le plateau. Le bilan de l'offensive est difficile à établir ; on estime les pertes à près de 200 000 hommes côté français au bout de deux mois d'offensives. C'est après cette grande tuerie que se développèrent dans l'armée française des mutineries, particulièrement fréquentes après le 16 avril 1917, et concentrées essentiellement sur le Chemin des Dames et le front de Champagne. Cette offensive n'a jamais occupé la même place dans la mémoire nationale que la bataille de la Somme ou que la bataille de Verdun. Il est en effet beaucoup plus difficile de commémorer une défaite qu'un succès ou un demi-succès. |
Les sources documentaires http://www.chemindesdames.fr/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Chemin_des_Dames |
| Panorama de la
Royère Le site de La Royère offre un panorama sur la vallée de l’Ailette, Pargny-Filain, le Bois de la Bove où eurent lieu de violents combats au cours de la Première Guerre mondiale. Ce site rappelle l’offensive de La Malmaison d’octobre 1917 et l’engagement des troupes coloniales au Chemin des Dames. Un aménagement en béton symbolise les tranchées dans lesquelles les poilus ont du combattre, manger, dormir et pour beaucoup mourir lors de cette guerre. Toutefois, cet aménagement ne reproduit pas les conditions exactes : la boue, la vermine, la mort… Des panneaux d’informations présentent aux visiteurs les préparations et les enjeux de l’offensive d’octobre 1917 au Chemin des Dames ainsi que « l’emploi » des troupes coloniales pour la défense de la France. |
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Les cimetières militaires au Chemin des Dames On compte aujourd'hui dans le secteur du Chemin des Dames 14 cimetières militaires français, 10 cimetières allemands (aujourd'hui entretenus par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge), 5 cimetières britanniques entretenus par la Commonwealth Wargraves Commission, un cimetière américain (entretenu par l'American Battle Monuments Commission) ainsi qu'un cimetière italien à Soupir et un cimetière danois à Braine. De nombreux cimetières communaux du Chemin des Dames conservent cependant une ou plusieurs tombes de soldats français ou britanniques. Chacun de ces cimetières diffèrent par son architecture, son histoire, son atmosphère… qui amènent les visiteurs à réfléchir au poids de la guerre et à ses milliers de morts. |
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| Le monument des
Chars d'Assaut Ce mémorial national rend hommage à tous les équipages
de chars d'assaut tombés au cours de la Grande Guerre. Le monument a été érigé par le groupement des anciens combattants de l'artillerie d'assaut et inauguré le 2 juillet 1922 en présence des maréchaux Foch et Pétain, des généraux Mangin et Weygand et du général Estienne, « inventeur » des chars. A proximité du monument, véhicules blindés des années 1950 et 1960 y sont exposés et des panneaux d’informations présentent cette nouvelle arme, l’artillerie d’assaut, et son premier engagement au Chemin des Dames. Localisation |
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Le Plateau de
Californie Le Plateau de Californie au coeur du Chemin des Dames est, tout comme Verdun, un lieu emblématique de la Première Guerre mondiale. Mais alors que Verdun a été rapidement érigé en symbole national de la victoire, le Plateau de Californie et le Chemin des Dames ont été longtemps associés à l'échec cuisant de l'offensive Nivelle d'avril 1917, aux mutineries qui ont suivi et à la rupture de l'été 1918, et voués après la 1ère guerre mondiale, à un processus d'occultation, d'oubli, de refoulement. Avant 1914, le plateau de Californie, au-dessus de l’ancien village de Craonne, était un lieu de promenade et de détente. Après la guerre sur le plateau, classé en zone rouge, des pins ont été plantés, le terrain n’étant plus cultivable. Les promeneurs d'aujourd'hui pourront alors suivre les sentiers balisés d'où ils apercevront des vestiges de tranchées et de cratères d'obus. Panneaux thématiques sur la Grande Guerre, tables de lectures et vues panoramiques sur la vallée de l’Aisne jalonnent aujourd’hui le plateau le long de ce sentier balisé A voir
sur le Plateau de Californie : |
Fiche
technique de l'itinéraire
Aller
Chambourcy – Pierrefonds - Corbeny 192 kms / 3H15 de trajet
dont une première partie sur l'autoroute du Nord (péage) Ou
faire une pause ?
Café Le Commerce à Pierrefonds Ou déjeuner ? Hôtel du Chemin des Dames, 4 rue Pierre Curtil, 02820 CORBENY Tel : 03 23 23 95 70 http://www.hotelchemindesdames.com/ Télécharger l'itinéraire
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| Retour Corbeny – Chambourcy 223 kms / 4H de trajet Télécharger l'itinéraire |